L’excision hier et aujourd’hui

Au commencement

Il y a 3000 ans, l’excision apparue en Egypte antique. Les Egyptiens la définissaient comme un rite de fertilité, de pureté ou de virginité pour offrir le clitoris au Nil. Leurs raisons étaient traditionnelles et « religieuses ». Certains disaient que c’était rapporté des livres sacrés

« L’excision, n’a rien de religieux, ce n’est ni dans la Torah, ni dans la bible, ni dans le Coran. C’est clairement un contrôle sur la sexualité d’autrui et une blessure qui va demeurer indélébile. »

Ekia Badou, Slate Afrique

Malgré toutes ces années passées ce rite n’a jamais  été aboli. En Europe au XIXe siècle et au début du XXe siècle, l’ablation du clitoris dans un cadre médical  était censée guérir les femmes de troubles physiques et mentaux ou elle est utilisée parfois pour combiné avec l’ablation des ovaires qui est pratiquée surtout en Angleterre et aux Etats Unis. On parle alors clitoridectomie.

Aujourd’hui :

L’excision s’est maintenant propagé dans le monde ; pays du Moyen Orient, Afrique, des pays d’Asie, Amérique du sud , aux Etats Unis et en Europe dus à l’immigration de certaines communautés.

-200 millions de femmes sont touchées dans le monde par an (de 5 a 49 ans).

-85% des excisions sont effectuées par des barbiers et des matrones, des femmes qui endossent le rôle de sages femmes mais sans les compétences.

Dorénavant de nouvelles raisons sont apparues mais elles restent diverses :

-«  Le clitoris pourrait tuer l’enfant à la naissance » ; aucune recherche scientifique ne l’approuve.

-«  Une égalité entre hommes et femmes car les hommes subissent la circoncision donc la femme doit subir une opération semblable ».

Nous observons plusieurs conséquences physiques :

– risques encourus par la petite fille lors d’excision dans des conditions d’hygiène parfois insuffisantes (pouvant aller jusqu’à la mort suite à une infection), ainsi qu’à la douleur liée à l’opération, souvent faite sans anesthésie ;

– risques augmentés des maladies sexuellement transmissibles, les infections de l’urètre, rétention urinaire, etc. ;

– complication que cela entraîne lors de la miction (Émission naturelle d’urine par évacuation de la vessie), des règles, des relations sexuelles ;

– risques de mortalités accrus lors d’un accouchement ;

– handicap sexuel ainsi imposé (plaisir sexuel fortement limité ou impossible, relations sexuelles douloureuses) ;

Il existe également des conséquences morales :

perturbation de l’identité féminine, de la représentation de sa sexualité par la femme excisée

– et à la liberté de conscience et de choix qu’il ne faudrait pas oublier au profit des démonstrations médico -ociales.

Malgré plusieurs démarche pour arrêter l’excision il y a malheureusement 140 000 fillettes en meurent chaque année.

 Source : AfricanaPlus  Aslim Taslam Matricien

Maëva, Sokona, Sarah

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Nelly dit :

    Bravo pour votre démarche. Il en faut du courage pour affronter ce sujet! Et merci pour les infos que vou donnez

    J'aime

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